Librairie Une Autre Page - Croissy sur Seine

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Editeur(s) APIC EDITIONS
Date de parution : 19/07/2024
Série(s) : Poèmes du monde

Résumé : SEPT QUESTIONS A ALAA KHALID1/ Une autobiographie en quelques mots.Alâa Khalid est né à Alexandrie en 1960. Il est diplômé de la faculté des sciences de l’université d’Alexandrie en 1982. Depuis 1999, il publie et édite la revue « Amkina » (Lieux) avec la photographe et artiste Salwa Rachad. Cette revue a pour objet la culture du lieu. Le poète et écrivain Mahâb Nasr, avait pris part aux premiers numéros. Il a huit recueils de poésie dont le dernier, Le néant aussi est un lieu de nostalgie, a été publié par l’Autorité générale du livre du Caire en décembre 2022 ; quatre romans dont le dernier, Le labyrinthe d’Alexandrie, est paru chez Dâr as-Shurûq au Caire en 2021 ; trois ouvrages sur la littérature de voyage parus chez Dâr as-Shurûq et Dâr as-Sharqiyyât ; quatre ouvrages en prose à mi-chemin entre l’autobiographie et la critique littéraire. 2/ Comment répondre à une injonction brusque : « Définissez la poésie. »Pendant mon périple d’écriture poétique avec laquelle a commencé mon périple avec la littérature, une relation fluctuante est née avec la poésie. Sa présence, puis son absence, puis sa présence et ainsi de suite. Il y a toujours un iceberg immergé qui est seul à décider du moment de son apparition. Au départ, la poésie était le moyen de s’exprimer sur soi et de dire « la vérité ». Son principal moteur était à quel point elle était proche de la vie, de ses détails, jusqu’à se transformer avec le temps en de rares archives du quotidien. Mais bien sûr, à l’intérieur d’un contexte d’idées et de concepts auxquels je croyais à ce moment-là. Pendant les années où l’écriture de la poésie s’est arrêtée et qui a duré, peut-être cinq ou six ans ; je n’ai pas écrit une seule ligne. Comme si je redevenais illettré et que je ne connaissais pas les alphabets de ce monde. Puis un jour, le sommet de l’iceberg a commencé à poindre, j’ai commencé à glaner des signes pour des phrases qui bourdonnaient dans ma tête et une série de poèmes s’est mise à se succéder, comme si cet iceberg s’était formé une nouvelle fois et pouvait à présent flotter. Ce processus s’est répété environ cinq ans tout au long de ma vie avec la poésie qui s’est poursuivie plus d’une trentaine d’années. Cependant, à force, la crainte que la poésie ne se moque de moi a disparu, parce que je sais qu’il y a quelque chose qui se forme, des visions qui massèrent et une transposition quelconque en attente d’apparaître. Peut-être que ces interruptions constituaient le rythme du temps poétique en moi, ou bien le rythme de la vie d’une autre manière. La vie dont je cherchais les détails et en me les donnant, elle m’a donné ce rythme où elle vit. La vie a une autre révolution qu’elle effectue en tournant à l’intérieur du monde la poésie et des sens. Durant tous les moments de désespoir que je ressentais, où j’ai souvent décidé que je n’écrirai plus de poésie ou que la poésie de m’écrira plus, la poésie était tournée dans l’autre direction, en train de regarder mon navire en mer contre lequel elle risquait de se heurter. Peut-être est-ce la vie qui prit de nouveaux sens pendant mon périple avec la poésie, quittant les détails pour se mettre à la recherche de la structure ou de la forme qui la distingue. En effet, la structure ou la forme c’est ce qui donne le tempo, c’est ce qui guide le conscient et l’inconscient ensemble. Jusqu’à présent, elle ne m’a pas trahi. Je lui fais confiance parce qu’elle a préservé mon identité poétique, malgré ses interactions avec d’autres identités et d’autres manières d’écrire. 3/ Prose et poésie, la distinction a-t-elle un sens ?Il n’y a pas de distinction entre la poésie et la prose parce qu’en un sens, elles obéissent à une loi plus grande qui les anime, à savoir l’âme de la poésie. Je crois que l’écriture, sous toutes ses formes, est partie de ce lieu sacré. Ce paradoxe qui a fait que le langage dévie de ses origines pour exprimer ce niveau d’expression nouveau et inouï. L’âme de la poésie est l’origine qui s’est propagée dans de nombreuses et diverses formes d’expression. Pendant les périodes où l’écriture de la poésie s’est interrompue, elle lui trouvait d’autres échappatoires dans l’écriture de la prose. Cependant, même ainsi, elle ne s’est pas complètement diluée dans la prose. Peut-être a-t-elle pris une nouvelle version à l’intérieur de la prose, car il y a une différence entre l’âme de la poésie et le fait poétique. Ce qui s’est glissé vers la prose c’est l’âme de la poésie, tandis que le fait poétique avec lequel j’ai inauguré mes écritures avec la poésie, il n’en a jamais trop fait ni ne s’est perdu dans d’autres expériences. Ce « fait » a façonné la structure à travers laquelle la poésie peut apparaître, comme si la poésie créait sa propre coïncidence avec elle-même et non d’un autre contexte.4/ De la forme (et du formel) en temps de crise.Peut-être que la crise humaine que nous vivons tous désormais et qui menace la poésie en ceci qu’elle menace le moi de l’Homme et réduit sa liberté, peut-être que cette cris...
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Fiche technique
Ean : 9789969525137
Rayon(s) :
Pages : 156
Poids : 2 g
Hauteur : 190 cm
Largeur : 140 cm
Epaisseur : 8 cm